Un coach indépendant, ça vit de sa réputation. Sauf qu’aujourd’hui, la première réputation qu’on croise, c’est celle qui s’affiche dans les résultats de recherche. Un prospect qui cherche un accompagnement professionnel tape trois mots, regarde les cinq premières réponses, et choisit. Pas parce que vous êtes moins compétent que le voisin, mais parce que le voisin passe devant. J’ai vu un coach parisien perdre un contrat de six mois face à quelqu’un de moins expérimenté : le client m’a dit, texto, « le premier résultat avait l’air plus sérieux ». Voilà le vrai sujet.
Comprendre cette mécanique change la façon dont on aborde sa communication. Et pour ça, un détour par à lire ici vaut le coup : on y explique concrètement comment un site est lu, indexé, classé. C’est technique, mais ce n’est pas de la magie réservée aux grosses boîtes. Un blog indépendant, c’est justement le bon endroit pour se former à ces questions sans se faire vendre une prestation à 3 000 €.
Pourquoi le référencement compte plus pour un coach que pour un commerçant
Le commerçant a une vitrine, une adresse, des horaires. Le coach a une page web, un calendrier, une promesse.
Quand un salarié en reconversion cherche « bilan de compétences » ou « coach carrière Lyon », il ne connaît personne. Il ne demande pas conseil à ses amis. Il tape. Donc tout se joue sur ce que la machine décide de montrer. Les annuaires de coachs, les plateformes de mise en relation, les réseaux sociaux professionnels : tous ont intérêt à capter ce trafic et à le revendre en leads. Vous pouvez vous battre sur ces terrains, ou apprendre à attirer directement à vous.
Je ne dis pas que les plateformes sont l’ennemi. La plupart des coachs que je connais y ont décroché leurs premiers clients, et c’est très bien. Le problème arrive au bout de deux ans : on paie encore l’abonnement, on dépend encore de l’algorithme de quelqu’un d’autre, et on ne possède rien.
Un site à soi, en revanche, c’est un capital.
Les erreurs que je vois le plus souvent chez les coachs
Elles se ressemblent toutes, à quelques nuances près. Quelques exemples, piochés dans ce que j’observe autour de moi et dans les retours qu’on me fait.
- Un site « vitrine » de trois pages, dont une page Contact, et rien sur les problèmes réels que le coach résout. Aucun client ne tape le nom du coach s’il ne le connaît pas déjà. Il tape son problème.
- Le piège du jargon. « Accompagnement holistique vers l’alignement professionnel » : personne ne cherche ça. « Je veux changer de métier à 45 ans » : ça, c’est une requête réelle.
- Zéro contenu publié depuis 2022. Google finit par considérer qu’une adresse inactive n’existe plus vraiment.
- Une fiche de profil sur dix plateformes différentes, aucune mise à jour, des tarifs contradictoires d’une page à l’autre. Un prospect qui recoupe deux informations qui ne collent pas, il part.
J’ai mis du temps à comprendre le point commun de toutes ces erreurs : on parle de soi au lieu de parler de la personne en face. Et ce n’est pas qu’une question de style rédactionnel.
Le réseau professionnel se joue aussi en ligne
On imagine souvent le réseautage comme un cocktail, un déjeuner, une conférence. C’est encore vrai en partie. Mais le réseau professionnel passe de plus en plus par des traces écrites : un article qu’un ancien collègue lit six mois après, un commentaire pertinent sur une publication, une prise de contact LinkedIn qui déclenche un rendez-vous. Un coach qui publie régulièrement sur son site laisse des traces que les autres peuvent retrouver.
Ce point est contre-intuitif pour beaucoup, parce qu’on oppose souvent « être visible » et « faire du bon travail ». C’est faux. La meilleure recommandation du monde ne sert à rien si la personne qui veut vous recommander ne sait pas quoi dire de vous, ni où envoyer son contact. Un article clair, c’est une carte de visite qu’on peut transmettre à quelqu’un qu’on n’a jamais rencontré.
Par où commencer quand on n’a ni le temps ni l’envie
Un plan simple, si vous partez de zéro.
Choisissez trois questions que vos clients vous posent vraiment en séance. Pas les plus flatteuses, les plus fréquentes. Écrivez une page pour chacune, avec vos mots, sans chercher à impressionner. Reliez les pages entre elles. Vérifiez que chaque titre annonce clairement de quoi la page parle. C’est tout.
Ça m’a pris une après-midi la première fois. Six mois plus tard, c’était la première source de demandes entrantes de la personne que j’accompagnais — environ 40 % des premiers contacts, selon le décompte qu’elle tenait à l’époque.
Le reste viendra. Les contacts, les recommandations, les rencontres.
Mais pas si personne ne peut vous trouver.
